La 5ᵉ assemblée générale ordinaire de la Mutuelle des agents des finances (MUAFI) se tient ce mercredi 24 juillet 2026, au sein de l’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB). Cette activité relève d’une exigence statutaire de l’institution et obéit à un devoir de responsabilité et de redevabilité. En plus de dresser le bilan de la mutuelle, les acteurs se projetteront sur sa pérennité. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mariam Ouattara, directrice des ressources humaines du ministère de l’Économie et des finances, représentée par Bakary Sori, contrôleur interne officiant au sein du même service.

« La mutualité repose sur une conviction simple mais radicale : que chacun de nous, pris isolément, est vulnérable face aux aléas de l’existence que sont la maladie, l’accident, le deuil, l’imprévu, mais que tous ensemble, nous devenons une force de protection collective ». C’est la conviction du directeur général de l’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB), Barthélémy Dabré. Dans un monde où la solidarité recule devant l’égalisme, où la protection sociale demeure insuffisante pour bon nombre de travailleurs, une mutuelle comme la MUAFI représente le choix de ne laisser aucun camarade seul face à l’adversité, se convainc-t-il.

« Chaque année, des milliers de jeunes stagiaires apprennent ici les règles pour suivre les valeurs du service public financier », Barthélémy Dabré

En acceptant de présider cette cérémonie d’ouverture, Mariam Ouattara y voit une triple importance. « D’abord parce qu’elle (parlant de l’assemblée générale) permet de faire le point sur la gestion de la mutuelle. Ensuite, parce qu’elle offre l’occasion d’examiner les perspectives, de valider les choix pragmatiques et de se prononcer sur les priorités des années à venir. Enfin, parce qu’elle ouvre un cadre d’échanges sur l’adaptation des prestations de la MUAFI à un contexte en mutation, marqué à la fois par de nouveaux dispositifs de couverture sanitaire et par des contraintes accrues sur le pouvoir d’achat des agents », s’est-elle exprimée par la voix de son représentant, Bakary Sori.

« Mon accord de principe est d’abord un témoignage d’estime à l’endroit de la MUAFI », Mariam Ouattara, par la voix de Bakary Sori

Ainsi, la MUAFI, comme toute institution respectueuse des règles qu’elle a elle-même établies, fonctionne et tâche de s’assurer de ses missions. C’est ainsi qu’au titre de l’année 2025, elle a pu engranger des résultats fort appréciables. On relève, entre autres, 1 978 adhérents, 8 750 demandes de remboursement de dépenses de santé, et plus de 17 500 patients qui ont bénéficié des prestations sanitaires. « La mutuelle des agents des finances, comme son nom l’indique, ne s’arrête pas seulement au volet sanitaire, il y a aussi le volet social. Et ce volet social est mis en œuvre à travers beaucoup d’activités, notamment la journée de l’enfant mutuel », a lâché le président du conseil d’administration, Mahamoudou Drabo.

« L’IFPB souhaite des travaux fructueux et des échanges enrichissants », Mahamoudou Drabo

Au cours de la journée citée ci-dessus, des bons de scolarité ont été offerts à plus de 750 enfants. « Nous n’avons non plus pas oublié l’agent féminin. Il y a eu la première édition de l’Octobre Rose, au cours de laquelle plus de 64 femmes ont pu obtenir un dépistage du cancer du col de l’utérus. Nous n’avons pas oublié le troisième âge, à savoir les doyens, les retraités. Nous étions en 2025 à la troisième édition de la journée des retraités financiers. A cette occasion, plus de 300 retraités ont bénéficié de kits alimentaires de façon gracieuse », a ressassé le président du conseil d’administration.

Les mutualistes, ensemble sur la photo de famille

Rappelons que l’UEMOA a adopté un règlement qui encadre la gestion du fonctionnement des mutuelles sociales. « Le Burkina Faso n’est pas en reste. Il y a un ensemble de textes pris par le ministère des Serviteurs du peuple, pour encadrer la gestion des mutuelles au niveau du Burkina Faso », a rappelé Mahamoudou Drabo, invitant les acteurs à se pencher sur cette question. Outre cela, il fait observer qu’il y a l’extension de l’assurance maladie universelle, la rationalisation de la gestion des ressources, l’accroissement des dépenses de santé par rapport au rythme d’accroissement des ressources et l’existence de niches d’adhésions volontaires à explorer, qui devront être débattues.

Erwan Compaoré

Lefaso.net

Source: LeFaso.net