Ceci est une déclaration de protestation de l’association les ‘’Reporters du Faso ». A travers ces lignes, l’association dénonce l’attitude du Directeur général de la Police nationale lors du piquet de grève des médias publics et se dit solidaire de la lutte de ces derniers.

Le Burkina Faso a célébré le 20 octobre dernier la journée nationale de la liberté de presse. Il est classé 42e pays sur 180 au plan mondial et 5e au niveau africain dans le classement Reporter sans frontière (RSF) édition 2016. Les acteurs se félicitent de cette avancée en termes de liberté de presse et le gouvernement déclare avoir pris acte de ce classement RSF en réaffirmant sa volonté de faire de la liberté de la presse un des piliers de la bonne gouvernance dans notre pays, selon un communiqué du service d’information du gouvernement (SIG).

C’est au même moment que des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) avec à leur tête le Directeur général de la Police, ont menacé d’évacuer manu militari les travailleurs de la presse publique en grève devant les locaux de la RTB-Télévision. Ils manifestaient pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Reporters du Faso s’indigne de cette tentative de musèlement et de répression de la presse digne d’une période à jamais révolue. Elle invite le gouvernement burkinabé à ne pas transgresser les acquis conquis de haute lutte par des devanciers comme Norbert Zongo.

Reporters du Faso réitère sa solidarité aux acteurs des médias en lutte.

Fait à Ouagadougou le 02 novembre 2016

Reporters du Faso

Le Président

Charles Kiendrebeogo

Source: LeFaso.net