
Les représentants spéciaux de l’Union européenne pour le Sahel, Angel Losada et de la Mission de l’ONU au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif, ont été successivement reçus en fin de matinée ce vendredi, 4 novembre 2016 à Kosyam. Au menu du tête-à-tête entre le Président du Faso et ces deux mandataires : la sécurité dans la sous-région.
Selon le représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, Angel Losada, il s’est agi de revisiter l’axe de coopération en matière de sécurité entre les deux parties. La sécurité et le financement des projets sont deux piliers fondamentaux de la stratégie de l’Union européenne pour le Sahel. « Avec monsieur le Président, nous avons discuté des aspects sécuritaires, spécialement de la question des gestions des frontières, de la consolidation de l’Etat de droit au Burkina Faso. L’importance de la société civile, la question des jeunes, des femmes ont aussi été abordées. Il a été également question du financement des différents projets pour lesquels l’Union européenne est l’un des bailleurs de Fonds, et pour le futur, nous avons vu comment diriger notre action », a confié le représentant spécial à sa sortie d’audience.
Le représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel a pour mission de contribuer à la coordination des missions de l’Union européenne pour le Sahel et fondamentalement pour les cinq pays du G5 Sahel.
A la suite de cette délégation, c’est le représentant spécial et chef de la Mission de l’ONU au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif et ses proches collaborateurs qui sont reçus. Là également, la situation sécuritaire dans la sous-région a été le principal point d’échanges.
« Le Burkina Faso est un partenaire de longue date des Nations-Unies, particulièrement en matière de maintien de la paix. Le Burkina Faso est présent dans plusieurs théâtres d’opérations en Afrique, mais également ailleurs. Il est l’un des plus gros contributeurs en troupes au niveau de la MINUSMA et notre arrivée ici, c’est d’abord de marquer notre reconnaissance pour cette solidarité », a confié Mahamat Saleh Annadif.
A en croire le représentant spécial, les Nations-Unies, à travers cette visite, veulent marquer leur reconnaissance et étudier les voies et moyens pour une mutualisation des efforts afin que la sécurité entre les frontières, surtout malienne et burkinabè, puisse être prise en compte comme un ensemble. Selon Mahamat Saleh Annadif, quelles que soient les conditions, la sécurité de l’un dépend de la sécurité de l’autre.
« Nous avons étudié toutes ces possibilités, les conditions vraiment d’amélioration de l’efficacité du contingent burkinabè qui est au Mali », a-t-il décliné ; précisant qu’il est très satisfait des échanges et de l’encouragement reçu du Président du Faso.
Selon le Représentant spécial et chef de la Mission de l’ONU au Mali (MINUSMA), la planification est permanente ; parce que le danger est là, l’insécurité au niveau des différentes frontières étant une réalité. Donc, il est extrêmement important d’abord d’échanger, dit-il, voir comment mutualiser les forces.
Au sujet du contingent burkinabè au Mali, le Président du Faso a soutenu que dans les jours à venir, un redéploiement va être opéré pour que ce contingent soit encore plus proche des frontières burkinabè, a déclaré Mahamat Saleh Annadif. Pour lui, il y a nécessité de mutualiser les capacités pour assurer la sécurité de l’ensemble de la sous-région « parce qu’aujourd’hui, les adversaires de la paix ne connaissent ni frontière, ni nationalité ; personne, aucun pays aujourd’hui seul ne peut garantir la sécurité ».
O. L. O
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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