
Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé ce samedi 23 mai 2026, à Ouagadougou, une cérémonie d’inauguration de plusieurs infrastructures routières majeures. Celles-ci sont destinées à améliorer la mobilité urbaine et à renforcer les capacités sécuritaires de la capitale. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé.
Les ouvrages inaugurés comprennent huit axes stratégiques et infrastructures routières, notamment la Rocade Nord et son échangeur à passage supérieur reliant l’échangeur du Nord au croisement avec la RN3, l’avenue Yennenga, l’avenue du Moogho Naaba, ainsi que plusieurs voies d’accès à des infrastructures sécuritaires et mémorielles de la capitale. Parmi celles-ci figurent la voie d’accès à la stèle d’hommage aux victimes du crash d’Air Algérie, la voie menant à la prison de haute sécurité, celle du ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, du camp Général Bila Zagré ainsi que des infrastructures de sécurité situées à Ouaga 2000.
D’un coût global estimé à plus de 40 milliards de francs CFA, ces infrastructures totalisent plus de 22 kilomètres de voiries modernes. Elles ont été réalisées grâce à une collaboration entre l’État burkinabè, des partenaires financiers que sont la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et Vista Bank.
Selon le ministre Mikaïlou Sidibé, ces réalisations traduisent une vision portée par les autorités burkinabè, celle d’un pays souverain, résilient et tourné vers le progrès. « Ces ouvrages ne sont pas de simples routes. Ils incarnent une vision : celle d’un Burkina Faso souverain, résilient et tourné vers le progrès », a-t-il déclaré. Il a souligné que ces infrastructures participent à la fois à la sécurisation du territoire, à la fluidité de la circulation et au développement économique.
Le ministre a par ailleurs invité les usagers à faire preuve de civisme et de prudence sur les routes. « Une route n’est pas seulement un axe de mobilité ; elle est aussi une promesse de sécurité, de santé publique et de développement économique », a-t-il rappelé, tout en appelant au strict respect du Code de la route.
« À Ouagadougou, on parle depuis longtemps de la circulaire, le boulevard des Tansobas, mais en réalité, il y avait une bonne portion qui jusque-là n’avait pas fait l’objet de bitumage. Aujourd’hui, c’est chose faite. C’est maintenant qu’on peut parler réellement de la circulaire parce que la boucle est désormais bouclée », a laissé entendre le premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Pour lui, la réalisation de ces infrastructures routières est le symbole d’un peuple fier qui défie l’adversité. Le chef du gouvernement a interpellé les usagers aussi bien que les riverains sur leurs responsabilités à garder ces voiries propres et sur le civisme.
Abordant la question de la sécurité routière, le chef du gouvernement a demandé aux populations de ne pas se fier au confort de ces nouvelles routes pour adopter certains comportements malsains. « Il ne faut pas se fier au confort de ces routes pour se laisser aller à certains comportements, notamment les excès de vitesse qui sont à l’origine d’accidents dramatiques dans la capitale burkinabè. Donc, c’est une responsabilité collective à laquelle nous engageons tous les usagers et tous les riverains de ces voiries. Comme vous l’avez vu, la question des infrastructures est au cœur des priorités de la Révolution progressiste populaire. Cela a été réaffirmé par le manifeste de la Révolution progressiste populaire. Évidemment tout sera mis en œuvre pour que les conditions de mobilité continuent de s’améliorer parce que c’est la base sans laquelle nous ne pouvons pas améliorer les conditions de vie des citoyens. Les investissements vont se poursuivre », a indiqué le Premier ministre. Il a rappelé que ces nouvelles infrastructures favoriseront le développement économique et le transport dans la capitale.
Le représentant des partenaires techniques et financiers, Mohamed Ba, a salué le gouvernement burkinabè pour sa vision à propulser le développement du pays. « Nous avons réussi, avec nos partenaires, à mobiliser un montant total de 250 milliards de francs CFA au profit de l’État burkinabè pour la réalisation de plusieurs infrastructures routières. Ainsi cela contribuera au développement et surtout à la vision de l’autorité pour propulser le développement de ce beau pays qu’est le Burkina Faso. Il a terminé en réaffirmant leur disponibilité à accompagner les autorités en mobilisant des fonds pour la réalisation des différents projets de développement.
Rama Diallo
Lefaso.net
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Source: LeFaso.net




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