
La 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) ont refermé leurs portes en début d’après-midi de vendredi 9 octobre 2026 à Ouagadougou, avec, à l’actif, des recommandations « fortes » faites par les participants. Avec pour thème central « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », l’édition a été placée sous le très haut patronage du président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, et le parrainage du président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (AES), Bassolma Bazié. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, en présence du ministre de la Communication sociale de la Guinée-Bissau.
Cette édition, qui a réuni journalistes, communicateurs, enseignants-chercheurs, étudiants, créateurs de contenus, influenceurs, BIR-C (Bataillon d’intervention rapide de la communication), experts, décideurs, personnalités du Burkina et de pays amis et frères, s’est donc voulue un cadre de partage d’expériences et de vision sur comment les acteurs africains de l’information et de la communication peuvent développer des habitudes et des aptitudes nécessaires pour préserver l’intégrité de l’information, contribuer à la souveraineté communicationnelle du continent et renforcer son influence dans le monde.
Plusieurs activités ont marqué cette édition, notamment un colloque des acteurs des médias et de la communication de l’AES (https://lefaso.net/spip.php?article149809) et la première édition des « Zama d’or » (https://lefaso.net/spip.php?article148058). Une trentaine de communications structurées autour de panels (https://lefaso.net/spip.php?article149825) ont également marqué l’édition.
Pour le ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, le thème de cette édition est « d’une grande actualité et d’une importance capitale ». Il traduit avec justesse, dit-il, les défis auxquels les sociétés sont confrontées à l’ère de la sous-information, de la désinformation, de la polarisation des opinions et de la concurrence accrue aux récits.
Jaugeant les résultats obtenus, le ministre Ouédraogo note que les travaux ont été conduits par des échanges de haute portée, avec le souci constant de comprendre les mutations en cours et d’identifier les réponses les plus appropriées.
Les communications présentées et les recommandations formulées ont mis en lumière la réalité selon laquelle, face à la guerre informationnelle, les acteurs de la communication et de l’information en Afrique doivent plus que jamais faire preuve de rigueur, de discernement, de professionnalisme, de responsabilité et d’esprit critique.

Produire des contenus africains crédibles et souverains
Selon le porte-parole du gouvernement burkinabè, il est donc attendu de ces acteurs de l’information et de la communication, la vigilance, le sens du devoir, l’esprit critique, le respect de la vérité, la capacité d’écoute, le courage intellectuel et l’engagement patriotique.
« Dans un environnement où les frontières entre le vrai et le faux deviennent parfois floues, où les opinions se propagent à une vitesse fulgurante et où les perceptions peuvent être orientées en quelques instants, il revient aux professionnels de l’information et de la communication de demeurer les repères, des sentinelles et les bâtisseurs de confiance. Leur rôle est essentiel pour préserver la cohésion sociale, consolider la paix, éclairer le débat public et accompagner la construction d’une Afrique plus informée, plus résiliente et plus souveraine dans sa communication », met en relief le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
Pour lui, les acquis ne doivent pas rester lettre morte ; ils doivent nourrir les pratiques, inspirer les institutions, renforcer les capacités et éclairer les engagements futurs. C’est pourquoi, il estime que la fin de l’édition appelle une nouvelle phase, celle de l’appropriation, de l’action et de la mise en œuvre. C’est dans ce sens que les résultats de ces UACO prendront leur sens, encourage-t-il.
Les 15es UACO se sont achevées avec des recommandations. Ainsi, les participants suggèrent l’intensification de la lutte contre la désinformation et les manipulations informationnelles ; le développement des compétences numériques, technologiques et éditoriales des acteurs de l’information et de la communication. Aussi recommandent-ils la promotion d’une communication de paix, de dialogue et de cohésion sociale et, enfin, le soutien à la production de contenus africains crédibles et souverains, diversifiés et de qualité.
O.L.
Lefaso.net
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Source: LeFaso.net
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