
En prélude à la commémoration de la Journée internationale de lutte contre la corruption qui se tient le 9 décembre prochain, l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) et ses partenaires ont organisé, ce vendredi 7 décembre 2018 à Ouagadougou, un panel sur le thème « L’appropriation et la mise en œuvre de la loi 04 portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par le contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga.
Réunir les spécialistes du droit et les personnes investies dans la lutte contre la corruption afin de réfléchir à l’application effective de la loi anti-corruption au Burkina Faso, c’est l’objectif visé par ce panel ouvert ce vendredi 7 décembre 2018 à Ouagadougou, dans le cadre la commémoration de la Journée internationale de lutte contre la corruption. Pour le contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga, président de la cérémonie d’ouverture des travaux, la loi 04 est en effet une loi complète et efficiente mais qui peine à être efficace, « car certaines dispositions comme le délit d’apparence et la procédure de la déclaration des cadeaux ne sont toujours pas opérationnels ».
Et il appartient, dit-il, à l’ASCE-LC de faire en sorte que toutes les dispositions prévues par la loi puissent être appliquées. Et c’est pourquoi, souligne-t-il, les spécialistes du droit et les acteurs de la lutte contre la corruption réunis proposeront les voies et moyens pour une opérationnalisation effective de cette loi, notamment un certain nombre de recommandations représentant une feuille de route pour les organisations de lutte anti-corruption. Tout en précisant que l’application de ladite loi n’est pas totalement effective même s’il y a certaines dispositions qui sont utilisées sur le terrain. Et cela montre qu’il faut faire appel à d’autres moyens et d’autres mécanismes afin de la rendre plus effective.

Mise en œuvre de l’application de la loi anti-corruption
Pour le contrôleur général adjoint de l’ASCE-LC, Ousmane Siribié, la loi anti-corruption a été adoptée le 3 mars 2015 par le Conseil national de la transition, et elle porte sur la prévention et la répression de la corruption au Burkina Faso. Et pour son opérationnalisation, dit-il, l’ASE-LC a mis en œuvre un projet de formulation de déclaration d’intérêt et du patrimoine qui a été validé avec la participation de l’administration publique, privée et de la société civile.
Un formulaire qui, selon lui, a élargi le champ d’application des déclarations et qui permet de saisir tout le patrimoine du déclarant et celui de son environnement ou des personnes liées. « Mais l’absence d’un système sécurisé de gestion et d’archivage des déclarations étant un impératif de confidentialité exigée par la loi instituant la déclaration d’intérêt et de patrimoine, l’ASCE-LC a opté pour la télé-déclaration ou déclaration électronique actuellement en cours d’élaboration ». Une plateforme qui permettra de réceptionner les plaintes et dénonciation de tous citoyens afin de lutter plus efficacement et de rendre effective la loi anti-corruption, a-t-il indiqué.
Yvette Zongo
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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