
Le gouvernement burkinabè entend accélérer la transformation structurelle de l’économie à travers le pilier « Développer les infrastructures et transformer durablement l’économie » du Plan RELANCE. Parmi les ambitions affichées figurent l’industrialisation à grande échelle, le renforcement de la souveraineté énergétique et alimentaire, ainsi que la montée en puissance de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB), appelée à exploiter au moins dix mines industrielles appartenant à l’État d’ici 2030.
« Développer les infrastructures et transformer durablement l’économie » est l’intitulé du plan RELANCE porté par le gouvernement de Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Selon le ministre de l’économie, Dr Aboubacar Nacanabo, c’est sur ce pilier que se joue le grand basculement historique du développement du Burkina Faso. « Sur ce pilier, le Plan RELANCE ambitionne la souveraineté alimentaire, la souveraineté énergétique, l’industrialisation à grande échelle ; la transformation de l’industrie minière, la révolution numérique et la modernisation des infrastructures », a-t-il annoncé.
Pour rappel, le R de RELANCE veut dire : « Réformes structurelles audacieuses ». Le E signifie « Économie productive et souveraine ». Le L, « Leadership d’un État stratège ». Le A, « Accélération des investissements structurants ». Le N, « Nation mobilisée ». Le C, « Croissance inclusive ». Le E, « Équité sociale et territoriale ». Selon le ministre, les projets structurants qu’il prévoit sont sans précédent. On note, entre autres, plus de 14 000 hectares aménagés, avec des milliers d’hectares de bas-fonds.
Outre cela, le ministre de l’économie envisage de nouvelles centrales énergétiques, la finalisation de l’autoroute Ouaga-Bobo et d’autres autoroutes pour rallier les chefs-lieux de région, la finalisation de l’aéroport de Donsin et la réhabilitation de l’aéroport de Bobo Dioulasso, le Datacenter national Tier 3. Sur le plan minier, il prévoit la montée en puissance de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB), qui devra exploiter au moins 10 mines industrielles appartenant à l’État.
À cela s’ajoutent l’opérationnalisation de la raffinerie d’or, l’opérationnalisation de l’usine FASO RAILS, l’opérationnalisation de l’usine textile Texforce et d’autres usines textiles, le développement de zones industrielles dans les régions, et la modernisation du transport aérien avec l’acquisition de six nouveaux aéronefs pour Air Burkina. Le Burkina Faso veut désormais transformer localement ses ressources, créer de la valeur ajoutée, développer des champions nationaux, et devenir une puissance productive dans l’espace AES et africain.
Les effets attendus de ce pilier sont : l’accroissement de la part des industries manufacturières dans le PIB de 9,6 % en 2024 à 17,7 % en 2030, l’accroissement de la puissance électrique installée de 678,5 MW en 2024 à 2585,6 MW en 2030, soit une augmentation de 281 % sur 5 ans, la réduction de la part des produits alimentaires dans le total des importations de 11,5 % à 8 %, un taux de croissance moyen de 7,2 % sur la période 2026-2030, un déficit budgétaire contenu à 3 % au maximum sur la période. L’inscription des excédents de la balance commerciale dans la durée.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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