Le Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) a tenu le dimanche 24 mai 2026 à Ouagadougou une cérémonie de récompense des lauréats de la première édition du concours national de récitation du Saint Coran. Cette initiative vise à contribuer à la formation spirituelle et intellectuelle des musulmans, à la promotion des valeurs islamiques et à l’édification d’une société de paix, de fraternité et de responsabilité.

C’est avec la ferme conviction que le Saint Coran demeure une source de lumière, d’équilibre, de sagesse et de cohésion sociale, que le Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) a pris l’initiative de ce concours national qui, soulignent les promoteurs, vient renforcer ceux portés par d’autres associations.

Cette première édition a été organisée suivant un processus progressif et inclusif qui a permis de mobiliser les talents venus des différentes localités du Burkina, explique le président du CERFI, Dr Hamidou Yaméogo. Ainsi, poursuit-il, la première étape a consisté en des phases de présélection organisées dans les représentations provinciales du CERFI à travers le pays, du 4 au 10 mai 2026. Ces compétitions à l’échelle provinciale ont, selon Dr Yaméogo, enregistré la participation de plus de 200 candidats.

À l’issue de ces phases de présélection, les meilleurs lecteurs de chaque province ont été retenus pour prendre part aux phases régionales du concours, du 15 au 17 mai 2026. « Ces compétitions régionales ont constitué des cadres d’émulation spirituelle, de fraternité et de perfectionnement dans l’art de la psalmodie coranique. Enfin, les meilleurs candidats de chaque région se sont retrouvés à Ouagadougou pour la grande finale nationale (samedi, 23 mai) qui consacre aujourd’hui les meilleurs récitants de cette première édition du concours national de récitation du Saint Coran », a, à l’ouverture de la cérémonie, relaté le président du CERFI, notant que l’initiative a également permis de rappeler l’importance du Coran dans la construction de la paix et du vivre-ensemble.

Pour le parrain de cette édition, El Hadj Rasmané Convolbo, Président-directeur général des alimentations Le Bon Samaritain, qui a, à cet effet, remercié le CERFI, l’apprentissage du Coran ne forme pas seulement de bons récitants ; il forme aussi des hommes et des femmes de valeurs, respectueux, disciplinés et utiles à la société.

Le grand lauréat, Abdoul Djabar Kalmogo (vêtu de jaune), recevant son lot du patron de l’édition, Dr Doukouré, en compagnie du président du CERFI, Dr Yaméogo.

« Dans un contexte marqué par la prolifération de courants anti-religieux et de discours qui cherchent à éloigner la jeunesse des valeurs spirituelles, il est plus que jamais nécessaire de réaffirmer la place du Coran comme repère sûr, facteur d’équilibre et source de lumière. Les jeunes qui s’attachent au Livre d’Allah ne se coupent pas du monde moderne ; au contraire, ils se dotent de fondements éthiques et intellectuels solides pour mieux le comprendre et y contribuer positivement », apprécie le parrain.

Cette édition, patronnée par Dr Cheick Aboubacar Doukouré, président du collège des Oulémas de la Fédération des associations islamiques du Burkina, a ainsi récompensé plusieurs lauréats, les uns aussi méritants que les autres.

Les lauréats sont classés à travers quatre catégories : mémorisation intégrale du Coran, mémorisation de la moitié du Coran, mémorisation du trentième du Coran et lecture complète du Livre saint.

Le palmarès de cette édition classe Abdoul Djabar Kalmogo grand vainqueur, avec une moyenne de 19,27/20. Il a réussi à mémoriser tout le Saint Coran. Pour ce faire, il a reçu une moto de luxe, une somme de 300 000 FCFA, une attestation et bien d’autres gadgets.

Le deuxième est reparti avec une enveloppe financière de 250 000 FCFA et des gadgets tandis que le troisième empoche, lui, la cagnotte de 200 000 FCFA et des lots en nature.

Les autres lauréats dans chaque catégorie ont également, chacun, reçu des récompenses en espèces et en nature. Des prix spéciaux ont, par ailleurs, été distribués à des candidats au cours de la cérémonie, à l’image du candidat Abdoul Wahab Sawadogo qui a, en dépit de son handicap visuel, réussi la prouesse de lire intégralement le Coran en braille. Il a donc été félicité par les organisateurs, les participants, en plus de la mention spéciale faite par le jury.

« Je rends grâce à Allah qui m’a permis de remporter cette compétition nationale. C’est un honneur pour moi d’avoir gagné ce prix. Je salue les organisateurs de ce concours qui contribuent à la valorisation du Saint Coran et de ses apprenants. Je suis grandement satisfait », a exprimé le grand lauréat, Abdoul Djabar Kalmogo, récompense en mains.

C’est dans cette ambiance fraternelle que rendez-vous a été pris pour la prochaine édition, toujours avec le même objectif de construire des hommes et femmes porteurs de valeurs et artisans de paix, de vivre-ensemble et de cohésion sociale.

O.L

Lefaso.net

Source: LeFaso.net