
La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) organise, les 9 et 10 juillet 2026 à Ouagadougou, une session de formation destinée aux acteurs de la prévention du secteur privé. Axée sur le rôle de la communication dans le développement d’une culture de prévention en entreprise, cette initiative vise à renforcer les compétences des participants afin de contribuer à la réduction des accidents du travail et des maladies professionnelles.
Les 9 et 10 juillet 2026, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) organise une session de formation en prévention des risques professionnels au profit des acteurs de la prévention. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans la matinée de ce jeudi 9 juillet, à la Direction régionale de Ouagadougou (DRO).
Durant ces deux jours, les échanges porteront sur le thème : « Stratégies pour l’implémentation d’une culture de prévention en entreprise : la communication pour le changement de comportement en sécurité et santé au travail. »
Cette formation a pour objectif de renforcer les compétences des acteurs de la prévention en vue de l’implémentation d’une culture de prévention et d’une communication efficace en entreprise. De manière spécifique, il s’agira de rappeler aux participants les enjeux liés à la culture de prévention en entreprise, de diagnostiquer avec eux les freins et les leviers comportementaux en matière de sécurité et de santé au travail (SST) dans les entreprises, ainsi que de les outiller sur les étapes et les outils de mise en œuvre d’une démarche de communication favorisant le changement de comportement en SST.

Selon François Dassise Sawadogo, directeur de la prévention de l’action sanitaire et sociale de la Caisse nationale de sécurité sociale, la communication occupe une place centrale dans la prévention des risques professionnels. Elle permet d’informer les travailleurs sur les dangers liés à leurs activités et de les sensibiliser aux mesures de prévention à adopter. En favorisant l’adoption de bonnes pratiques, elle contribue à une meilleure maîtrise des risques, à la réduction des accidents du travail et des maladies professionnelles, tout en encourageant l’émergence d’une culture durable de la sécurité en milieu professionnel.
À l’entendre, la communication ne joue cependant pas encore pleinement son rôle dans le changement de comportement au sein des entreprises, d’où la pertinence de cette session de formation. « Actuellement, les choses évoluent, certes, mais pas comme nous le souhaitons. Il y a encore beaucoup de difficultés pour la mise en place de systèmes de prévention. La communication n’est pas toujours fluide. Elle n’est pas toujours utilisée comme moyen de changer les comportements. Il y a beaucoup de risques et d’accidents du travail. Il est donc important que nous puissions inverser la tendance et faire en sorte que la communication ait toute sa place pour être un levier important du changement de comportement et de l’instauration d’une culture de prévention durable », a-t-il expliqué.

L’atelier sera marqué par des communications, des panels et des travaux de groupe. À cet effet, des experts ont également été mobilisés afin de transmettre les connaissances essentielles en matière de sécurité et santé au travail, dans l’optique de permettre à l’ensemble des acteurs de maîtriser les bonnes pratiques et d’adopter des comportements sécuritaires dans leurs activités quotidiennes.
De leur côté, les participants ont favorablement accueilli cette formation, qu’ils saluent à sa juste valeur. Tout en remerciant les organisateurs pour cette initiative, ils ont exprimé leurs attentes.
Achille Zongo, responsable hygiène-santé à la SBFA (Baradji), explique que, sur le terrain, les équipes sont confrontées à de nombreux comportements à risque auxquels elles peinent parfois à apporter des réponses adaptées. Il voit ainsi dans cette formation une opportunité d’acquérir de nouvelles connaissances pratiques pour mieux faire face à ces difficultés.
« Mes attentes, c’est de comprendre en profondeur comment impacter le comportement de quelqu’un dans une entreprise face à ce défi d’atteindre l’objectif zéro incident, zéro accident. Parce qu’on remarque que, quels que soient les dispositifs que vous allez mettre en place, si vous n’avez pas une bonne méthode pour communiquer avec votre personnel, il sera très compliqué d’obtenir son adhésion à vos objectifs. J’espère que cette formation va nous donner les bagages nécessaires pour pouvoir relever ce défi », a-t-il laissé entendre.

Même son de cloche chez Cindy Siribié/Kinda, de la direction de la Qualité, de l’hygiène, de la sécurité et de l’environnement (QHSE) de la SONABHY.
« Nous espérons approfondir les moyens et les méthodes que nous utilisons déjà afin de prévenir tous les risques auxquels nous pouvons être confrontés au sein de la SONABHY. Apprendre de meilleures méthodes de communication sera bénéfique pour nous afin de mieux faire passer notre message de prévention », a-t-elle conclu.
Armelle Ouédraogo / Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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