
Le IIIè Congrès de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), tenu sous le thème « La FAIB, 20 ans après : quelles réformes pour relever les défis de l’islam et des musulmans au Burkina Faso ? », a refermé ses portes dans la soirée de ce dimanche 5 juillet 2026 à Ouagadougou. Outre l’examen et l’adoption des rapports du mandat 2021-2026, les congressistes ont examiné et adopté le Plan stratégique 2026-2035 de la FAIB, relu et adopté de nouveaux statuts et règlement intérieur de la faîtière, mis en place un nouveau bureau exécutif et fait des recommandations à l’organe entrant.
Les congressistes, venus de l’ensemble du territoire national, ont félicité le travail abattu par les premiers responsables de la faîtière et les ont exhortés à poursuivre dans cette dynamique, en prenant en compte également les nouveaux défis. Les musulmans ambitionnent de bâtir à l’horizon 2035, « une FAIB crédible, influente et autonome, garante de l’unité des musulmans du Burkina Faso et contribuant activement à la paix et au développement socio-économique ». Cela repose sur un Plan stratégique 2026-2035 ficelé autour de cinq grands points. Il s’agit de la gouvernance et du leadership institutionnel ; de la cohésion, de l’unité et de la représentativité de la Oumma ; de la communication, de l’influence et de la visibilité ; de la mobilisation et de la gestion des ressources ; de le développement socio-économique.
Les congressistes ont également relu les textes fondamentaux de la FAIB (Statuts et le Règlement intérieur), pour non seulement se conformer à la nouvelle législation nationale en matière de liberté d’association, mais aussi dans le sens d’améliorer la gouvernance et le fonctionnement de la faîtière.
Cette démarche a ainsi permis d’introduire de nouveaux organes et des instances, préciser des incompatibilités et fixer leur organisation, composition et fonctionnement. On note entre autres que les congressistes prônent l’ouverture du praësidium à de nouvelles associations membres de la FAIB, le renforcement du pouvoir de certains organes afin de relever efficacement les nouveaux défis de la FAIB et d’être plus performante dans la mise en œuvre du plan stratégique.
Ouvrer avec les autorités en vue d’une implication plus forte de la FAIB dans l’organisation du Hadj
Un autre acte majeur du congrès a été la mise en place du nouveau bureau exécutif national de la FAIB, qui a vu la reconduction (unanimement) du président sortant, El Hadj Moussa Koanda.
Les congressistes ont aussi procédé en la désignation d’un secrétaire exécutif national, en la personne de Dr Youssouphe Kientéga, pharmacien et promoteur d’une officine pharmaceutique bien connu également au sein des organisations islamiques et d’organisations professionnelles internationales.
Les participants à cette instance suprême ont, par ailleurs, fait des recommandations au nouveau Secrétariat exécutif national. Ainsi ont-ils recommandé la mise en place d’un mécanisme permanent de suivi-évaluation de la mise en œuvre des résolutions du Congrès et du Plan stratégique 2026-2035 (et en faire d’une restitution périodique aux associations et aux structures membres) ; la consolidation de l’unité et de la concertation entre les associations membres afin de renforcer la cohésion de la Oummah. Ils recommandent également de faire de la formation continue des imams, des prédicateurs, des responsables associatifs et des jeunes leaders, une priorité permanente ; renforcer la communication institutionnelle de la FAIB à travers une stratégie de communication intégrant le digital et dans une approche proactive ; poursuivre et intensifier ses actions en faveur de la paix, de la cohésion sociale, de l’éducation, de la solidarité et du développement national. Toujours à ce titre, les congressistes préconisent de mettre en place un mécanisme permanent d’écoute, de dialogue et de médiation interne, afin de prévenir les différends entre associations membres et de préserver durablement l’unité de la Fédération. Ils recommandent enfin d’œuvrer de façon concrète avec les autorités compétentes en vue d’une implication plus forte de la FAIB dans l’organisation du Hadj pour capitaliser son expérience historique dans la gestion du pèlerinage.
Ouvert la veille, samedi, 4 juillet, le IIIè congrès est placé sous le patronage du président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Dr Ousmane Bougouma, et la présidence du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo. Il a pour co-parrains le vice-président de la Confédération générale des entreprises du Faso, El Hadj Al-Hassane Siénou, et le président de la communauté islamique de la Tidjania du Burkina Faso, El Hadj Saïdou Kadré Sawadogo.
O.L.
Lefas.net
Source: LeFaso.net





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