La 11ᵉ édition de la Semaine nationale de l’information et de l’orientation (SIO) a été officiellement ouverte, ce mardi 14 juillet 2026, au SIAO à Ouagadougou, sous le thème : « Appropriation de la carte universitaire pour une meilleure contribution de l’apprenant au développement socio-économique du Burkina Faso ». À cette occasion, le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Pr Adjima Thiombiano, a invité les nouveaux bacheliers à faire des choix d’orientation éclairés en s’appuyant sur des informations fiables.

Après les résultats du baccalauréat, l’heure est au choix pour l’avenir. C’est dans cette dynamique que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation organise la 11ᵉ édition de la Semaine nationale de l’information et de l’orientation. Pendant plusieurs jours, les nouveaux bacheliers pourront échanger avec des conseillers d’orientation, visiter les stands des universités et instituts de formation, découvrir les offres de formation disponibles et s’informer sur les procédures d’orientation et les possibilités de financement des études.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Pr Adjima Thiombiano a d’abord adressé ses félicitations aux nouveaux bacheliers pour leur réussite. À ceux qui n’ont pas franchi cette étape, il a lancé un message d’encouragement, les invitant à ne pas considérer cet échec comme une fatalité.

« Vous vous posez aujourd’hui la question : que faire après le baccalauréat ? Si vous êtes dans cette salle, c’est que vous avez déjà commencé à chercher les réponses. La SIO est le seul cadre national officiellement habilité à fournir des informations fiables pour permettre aux bacheliers de prendre des décisions éclairées », a-t-il déclaré.

Le ministre de l’Enseignement supérieur a invité les nouveaux bacheliers à faire des choix d’orientation éclairés en s’appuyant sur des informations fiables.

Le ministre a invité les élèves à profiter pleinement de cette semaine pour rencontrer les conseillers d’orientation, visiter les différents stands et poser toutes les questions utiles avant de faire leur choix. Il a précisé que des éditions régionales de la SIO seront également organisées afin de permettre aux bacheliers des différentes régions d’accéder aux mêmes informations.

La carte universitaire au cœur de cette 11ᵉ édition

Placée sous le thème de l’appropriation de la carte universitaire, cette édition a été l’occasion pour le ministre d’expliquer les enjeux de cette réforme. Selon lui, la carte universitaire vise à spécialiser progressivement les universités publiques selon leurs domaines d’excellence afin d’améliorer la qualité des formations et d’optimiser les ressources humaines disponibles.

Il a illustré cette nouvelle organisation en expliquant que certaines filières seront désormais concentrées dans des universités précises plutôt que d’être ouvertes partout, afin de garantir un meilleur encadrement pédagogique.

« Nous voulons que chaque université développe ses spécialités avec les meilleurs enseignants et les meilleurs équipements. C’est cette organisation qui permettra d’offrir une formation de qualité et de répondre efficacement aux besoins de développement du Burkina Faso », a-t-il expliqué.

Le Pr Adjima Thiombiano est également revenu sur plusieurs réformes engagées dans le secteur de l’enseignement supérieur. Il a annoncé l’augmentation du contingent annuel des bourses, qui passe de 2 300 à 3 000 bénéficiaires.

Les nouveaux bacheliers ont effectué le déplacement du SIAO pour s’informer sur les filières de formation et les possibilités d’orientation dans l’enseignement supérieur.

Il a aussi évoqué les investissements consentis dans les infrastructures universitaires, notamment la construction de nouveaux amphithéâtres dans les universités publiques. Selon lui, plusieurs amphithéâtres seront livrés dès la prochaine rentrée universitaire, avec pour objectif d’en disposer d’une quarantaine dans les universités, centres universitaires et grandes écoles d’ici la rentrée 2027-2028.

Le ministre a également annoncé la création très prochaine de l’Académie technologique du Faso, une école destinée à former une élite nationale dans des domaines stratégiques tels que le nucléaire, l’aéronautique, la métallurgie ou encore la chimie industrielle.

Autre annonce importante, les nouveaux bacheliers orientés dans les universités publiques débuteront désormais les cours dès le 1ᵉʳ octobre et effectueront leur cursus dans les délais réglementaires, a assuré le ministre.

S’adressant aux parents, Pr Adjima Thiombiano leur a demandé d’accompagner leurs enfants dans leur réflexion sans leur imposer un choix de carrière. « Le bon choix détermine l’avenir de l’apprenant, mais également celui de la nation. Conseillez vos enfants, mais ne leur imposez pas une filière », a-t-il insisté.

Il a également défendu le nouveau dispositif d’autorisation administrative pour les étudiants souhaitant poursuivre leurs études à l’étranger. Selon lui, cette mesure ne vise pas à empêcher les départs, mais à mieux accompagner les étudiants burkinabè hors du pays et à disposer d’informations permettant de leur porter assistance en cas de besoin.

Des bacheliers en quête de repères

Dans les allées du SIAO, les nouveaux bacheliers sont venus nombreux à la recherche d’informations pour préparer leur entrée dans l’enseignement supérieur.

Pour Issouf Kaboré, cette semaine constitue une occasion de mieux comprendre les exigences des différentes filières. « Nous sommes venus pour savoir ce qui nous attend à l’université, connaître les filières, leurs débouchés et mieux préparer notre avenir. Personnellement, je souhaite devenir juriste d’entreprise, mais les informations que je recevrai ici pourront m’aider à confirmer ou réorienter mon choix », confie-t-il.

Même sentiment chez Gaël Sawadogo, qui dit repartir avec davantage de certitudes. « Je ressors avec plus de clarté. Je voulais être rassuré sur mon choix de filière et savoir à qui demander conseil. Le discours du ministre m’a également rassuré sur les réformes engagées pour améliorer l’enseignement supérieur au Burkina Faso », affirme-t-il.

Les stands des universités et instituts de formation ont accueilli de nombreux visiteurs venus découvrir les offres de formation disponibles.

Comme chaque année, plusieurs établissements d’enseignement supérieur publics et privés participent à cette semaine d’information pour présenter leurs offres de formation.

Étudiante à l’Institut supérieur de la communication et du multimédia (ISCOM), Schela Sakandé est venue promouvoir son établissement auprès des nouveaux bacheliers. « Nous formons aux métiers du numérique, notamment en journalisme numérique, communication numérique des organisations, création publicitaire et, désormais, en informatique. J’invite les nouveaux bacheliers à s’intéresser aux métiers du numérique, qui représentent aujourd’hui des secteurs d’avenir », a-t-elle indiqué.

En plus des visites de stands, la Semaine nationale de l’information et de l’orientation prévoit des communications sur le thème de cette 11ᵉ édition, des présentations sur les opportunités de financement des études, des témoignages d’étudiants ainsi que des séances d’initiation à l’utilisation de la plateforme Campus Faso pour les demandes d’orientation.

Anita Mireille Zongo

Jean Élysée Nikièma

Lefaso.net

Source: LeFaso.net