
Le ministre de la sécurité, Mahamadou Sana, a présidé, le mercredi 29 juillet 2026 à Ouagadougou, la revue à mi-parcours 2026 du Cadre sectoriel de dialogue « défense-sécurité ». Par cette instance, il s’est agi pour les membres de dresser un bilan des actions menées au cours du premier semestre de l’année et de calibrer les perspectives.
Au terme du premier semestre de l’année 2026, le secteur peut, retient-on, se prévaloir de résultats encourageants, obtenus malgré un contexte de défis particulièrement exigeant. « Grâce à la détermination des Forces de défense et de sécurité, à l’engagement patriotique des Volontaires pour la défense de la patrie et au soutien constant des populations, le taux de reconquête et de sécurisation du territoire national a atteint le taux de 74,53 %. (…). S’agissant du redéploiement des services de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, le niveau de mise en œuvre du décret portant détermination des zones de compétence atteint un taux global de 75 %. Cette avancée contribue au renforcement de la couverture sécuritaire du territoire et rapproche davantage les services de sécurité des citoyens. Par ailleurs, les capacités humaines de notre dispositif de défense et de sécurité continuent de se consolider. En effet, au cours de la première moitié de l’année, plus de 15 000 éléments des Forces de défense et de sécurité ainsi que des Volontaires pour la défense de la patrie ont bénéficié d’actions de renforcement de capacités, améliorant ainsi notre aptitude collective à répondre efficacement aux défis sécuritaires », a présenté le président du Cadre sectoriel de dialogue « défense-sécurité » (CSD-DS), le ministre de la sécurité, Mahamadou Sana.
Ce résultat traduit, relève-t-il, les progrès accomplis dans la restauration de l’autorité de l’État et la sécurisation de nombreuses localités autrefois sous l’emprise des groupes armés terroristes.
L’évaluation à mi-parcours fait ressortir un taux d’exécution physique global de 42,85 % et un taux d’exécution financière de 29,52 %. « Ces niveaux d’exécution traduisent les contraintes auxquelles notre secteur demeure confronté, notamment en matière de mobilisation des ressources, de réalisation de certaines activités structurantes et de persistance des défis sécuritaires. Ils nous interpellent collectivement et nous rappellent la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de nos actions afin d’atteindre les objectifs fixés pour l’année 2026. La présente revue constitue donc un cadre privilégié pour apprécier avec objectivité les performances enregistrées, analyser les difficultés rencontrées et prendre les mesures correctives nécessaires. Elle devra également permettre d’actualiser notre programmation afin de prendre en compte les orientations stratégiques du gouvernement ainsi que les instructions du camarade Premier ministre visant à optimiser la mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030 », déroule le président du Cadre sectoriel de dialogue « défense-sécurité », à l’ouverture des travaux.

L’autorité a ensuite rappelé que le Plan RELANCE 2026-2030 assigne une ambition claire ; celle d’accélérer la transformation structurelle du pays, en s’appuyant avant tout sur ses propres forces, les ressources nationales et la capacité de résilience. Dans cette dynamique, poursuit le ministre Sana, le secteur « Défense-Sécurité » demeure le socle de toutes les politiques publiques, car, sans sécurité, il ne saurait y avoir ni développement durable, ni cohésion sociale, ni prospérité partagée.
C’est pourquoi a-t-il noté que cette revue constitue un cadre privilégié pour apprécier avec objectivité les performances enregistrées, analyser les difficultés rencontrées et prendre les mesures correctives nécessaires. Elle vise à actualiser la programmation, afin de prendre en compte les orientations stratégiques du gouvernement ainsi que les instructions du Premier ministre, de sorte à optimiser la mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030.
Selon son président, l’ambition demeure claire : faire du secteur « Défense-Sécurité » un puissant levier de reconquête territoriale, de stabilité institutionnelle et de développement endogène. Pour y parvenir donc, il faut renforcer la coordination entre les acteurs, améliorer l’efficacité des interventions, l’utilisation des ressources disponibles et consolider, à tous les niveaux, la culture de la performance et du résultat.
« Dans cette phase décisive de notre histoire, les défis restent immenses, mais notre détermination l’est encore plus. Chaque localité reconquise, chaque service public rouvert et chaque portion de territoire préservée constituent une victoire collective du peuple burkinabè. (…). Les générations futures jugeront notre capacité à relever les défis de notre époque. Nous avons le devoir historique de léguer aux générations futures un Burkina Faso libre, souverain, sécurisé et prospère », a affiché le ministre de la sécurité, Mahamadou Sana, président du CSD-DS, réaffirmant « la ferme volonté » du gouvernement de poursuivre les efforts de renforcement des capacités opérationnelles, logistiques et humaines des forces engagées sur le terrain, sous le leadership éclairé du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré.

Rappelons au passage que le Cadre sectoriel de dialogue « défense-sécurité » (CSD-DS) comprend plusieurs ministères, dont, et en plus du ministère de la Guerre et de la défense patriotique et du ministère de la Sécurité, le ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité, le ministère de la Famille et de la solidarité.
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O.L. et Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Source: LeFaso.net


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