
Le Cadre de programmation pays (CPP) de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) couvrant la période 2023-2026 arrive à terme en décembre 2026. Afin de disposer d’un nouveau CPP pour la période 2027-2031, la FAO et le gouvernement burkinabè ont enclenché le processus de formulation. Le lancement officiel du processus est intervenu ce vendredi 21 août 2026 au cours d’un atelier organisé à cet effet.
L’atelier de ce jour devrait permettre de partager avec les participants la démarche méthodologique proposée, renforcer la compréhension commune des résultats attendus, recueillir les orientations des différentes parties prenantes et valider la feuille de route qui guidera les prochaines étapes. Il faut noter que le CPP est le principal instrument de coopération entre la FAO et le Burkina Faso. Il définit les domaines prioritaires dans lesquels la FAO met son expertise technique et ses ressources au service des priorités nationales de développement.

Le document en élaboration est le quatrième du genre. Il intervient dans un contexte marqué par les efforts des autorités nationales en faveur de la sécurité alimentaire, la résilience des ménages ruraux, le développement des chaînes de valeur agricole ainsi que le renforcement de la cohésion sociale. « Cette nouvelle programmation devra donc répondre à ces enjeux tout en valorisant les opportunités offertes par le potentiel agricole, pastoral, forestier et halieutique du pays », a indiqué le représentant de la FAO au Burkina Faso, Ernest Moïse Mushukuru.

Il a fait savoir que son institution souhaite que le processus de formulation du CPP soit fondé sur trois principes fondamentaux que sont l’appropriation nationale par les institutions, l’inclusivité des différents acteurs ainsi que l’alignement avec le cadre stratégique 2022-2031 de la FAO et ses quatre améliorations. Ernest Moïse Mushukuru n’a pas manqué de réaffirmer l’engagement de la FAO à accompagner le gouvernement burkinabè dans sa vision d’une agriculture plus productive, plus résiliente, plus inclusive et plus durable.

Pour la formulation du nouveau CPP, deux consultants nationaux ont été mobilisés. Ils seront appuyés dans leur démarche par le Bureau régional de la FAO basé au Ghana et l’équipe technique de la représentation de la FAO au Burkina. Ibrahim Patindé Alassane Ouédraogo, chargé de programmes de la FAO au Burkina a fait savoir que le processus sera participatif avec l’implication des départements ministériels tels que celui de l’Agriculture, de la Santé, de la Jeunesse, de la Famille, etc. Il a ajouté que des rencontres sectorielles et régionales seront aussi organisées afin de parvenir à un document final consensuel en adéquation avec les référentiels adoptés par le Burkina.
L’atelier de lancement du processus de formulation du nouveau CPP, a été présidé par le ministre de l’agriculture, représenté par son directeur de cabinet, Alassane Guiré. Celui-ci a exprimé la gratitude du gouvernement à l’endroit de la FAO pour son appui constant au développement du pays. Pour le nouveau référentiel qui va régir la coopération entre l’organisation et le gouvernement burkinabè, il a souhaité que celui-ci s’inscrive pleinement dans l’architecture du système national de planification et s’aligne sur les référentiels en vigueur qui sont le Plan relance et l’Offensive agro-pastoral, hydraulique et halieutique 2026-2028. Alassane Guiré a ajouté que la pertinence des priorités à identifier, la durabilité des interventions, l’équité, l’ancrage territorial et la mesurabilité des actions sont des aspects très importants dont il faudra tenir compte au cours de l’élaboration du CPP.
Le nouveau CPP devrait être disponible d’ici la fin du mois d’octobre 2026.
Armelle Ouédraogo
Lefaso.net
Source: LeFaso.net

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