
La sixième conférence annuelle des commissaires de police s’est ouverte ce mercredi 21 octobre 2026 à Ouagadougou, autour du thème : « La Révolution progressiste populaire, levier de réforme de la Police nationale : adaptabilité, défis et perspectives ». Les travaux visent à évaluer les acquis de l’institution et à formuler des recommandations en vue de renforcer l’efficacité de ses services.
À travers cette rencontre, la Police nationale entend poursuivre sa transformation afin de mieux répondre aux exigences de sécurité des populations. Cette conférence constitue un cadre de concertation, de réflexion stratégique et d’évaluation des actions de l’institution. Elle offre aux commissaires de police l’occasion d’examiner les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs missions et de proposer des orientations susceptibles d’améliorer le fonctionnement des services.
« Le thème revêt une importance particulière dans un environnement marqué par l’évolution des menaces, la diversification des phénomènes criminels et la nécessité d’adapter continuellement les réponses institutionnelles aux réalités territoriales », a expliqué le directeur général de la Police nationale, Thierry Dofizouho Tuina, également président du comité d’organisation de cette sixième conférence annuelle des commissaires de police.
Il a par ailleurs précisé que la rencontre va permettre d’examiner avec lucidité les acquis, les insuffisances et les défis de la Police nationale tout en se fondant sur les idéaux de la révolution tels que déclinés dans le manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Représentant le Premier ministre, patron de la sixième conférence annuelle des commissaires de police, le ministre d’État chargé de l’administration territoriale, Émile Zerbo a rappelé que la sécurité demeure une condition essentielle à la stabilité des institutions, à la protection des populations et au développement des activités économiques et sociales.
Pour lui, la transformation de la Police nationale doit s’appuyer sur trois exigences majeures : l’adaptabilité, la performance et le leadership.
La première concerne la capacité de l’institution à faire face à l’évolution des menaces, à la diversification de la criminalité et à la progression des infractions liées au numérique. Cette adaptation nécessite, entre autres, une meilleure coordination avec les autres forces de défense et de sécurité, une circulation efficace de l’information et une clarification des responsabilités.
La deuxième exigence porte sur la performance des services. Face à la complexification des défis sécuritaires, les responsables de la police sont appelés à adapter leur organisation et leurs pratiques aux besoins des populations. Quant au leadership, il implique un commandement exemplaire, capable de traduire les orientations gouvernementales en directives opérationnelles et de mobiliser efficacement les personnels.
« Le gouvernement attend de vos travaux une évaluation lucide des acquis, un diagnostic objectif des insuffisances et des recommandations précises, réalistes, assorties de modalités de mise en œuvre », a indiqué le ministre en charge de l’administration territoriale, Émile Zerbo.
Pour lui, les institutions sont appelées à repenser leurs méthodes de travail selon la RPP. « La Révolution progressiste populaire nous commande de repenser nos méthodes et de faire de nos institutions des instruments performants au service de la nation. C’est à cette hauteur que le gouvernement attend la Police nationale, et particulièrement ses cadres de commandement. Car la sécurité de nos populations ne se mesure ni aux intentions affichées, ni aux réformes annoncées, mais aux résultats obtenus et à la confiance inspirée », a-t-il indiqué avant de déclarer ouverts les travaux de la sixième conférence annuelle des commissaires de police.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net
Source: LeFaso.net



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