
Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a officiellement ouvert ses portes ce vendredi 30 octobre 2026 à Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.
Du 30 octobre au 8 novembre 2026, la capitale burkinabè vibrera ainsi au rythme de la célébration de l’artisanat africain. Cette édition se tient sous le thème : « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? »
Durant dix jours, le SIAO entend offrir une vitrine aux artisans et à leurs créations, tout en favorisant les échanges autour des enjeux de développement et de valorisation du secteur artisanal.
Après la coupure officielle du ruban de ce grand rendez-vous continental, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a réaffirmé son engagement à propulser l’artisanat africain au-delà du cadre traditionnel en l’orientant résolument vers la modernisation et l’industrialisation. « La vision, c’est de faire en sorte que notre artisanat progresse petit à petit vers une industrialisation. On ne peut pas avoir de métallurgie, de sidérurgie qui permettent de faire tout ce que vous faites, sans maîtriser la matière, sans avoir de l’art », a indiqué le chef de l’État.
Il a également invité les artisans africains à être plus créatifs, à se perfectionner et « à ne jamais baisser les bras, à ne jamais penser que ce que les autres font est au-delà de ce qu’ils font ».

L’artisanat ne doit plus être considéré uniquement comme l’héritage de notre passé…
Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a lu le discours du président du Faso. À l’entame, il a rappelé que la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP) est de faire de l’artisanat un outil de souveraineté et surtout d’épanouissement des acteurs du secteur. « La véritable indépendance se construit aussi dans nos ateliers, dans nos champs, dans nos usines et dans le choix quotidien de nos consommateurs », a précisé le ministre.
Depuis sa création en 1988, poursuit le ministre, le SIAO s’est progressivement imposé comme l’un des grands rendez-vous de la créativité africaine. « Il est devenu bien plus qu’un espace d’exposition et de commerce. Il est le lieu où notre continent présente au monde son intelligence, son identité et cette extraordinaire capacité de ce peuple à transformer la matière en beauté, en utilité et en richesse », a-t-il indiqué.
À ce propos, il a salué les sacrifices des artisans, leur persévérance et « l’immense contribution à la vitalité de l’économie burkinabè ». Par ailleurs, il les a invités aussi à croire davantage en leurs capacités, à s’organiser, à transformer leurs connaissances. « À notre jeunesse, n’ayez jamais honte de vos mains, ni des métiers hérités de vos parents. Un peuple qui méprise ses propres savoir-faire finit par dépendre de ceux des autres. Apprenez, perfectionnez-vous, innovez et osez entreprendre. L’avenir de l’Afrique se construira aussi dans l’intelligence d’un jeune créateur, dans la persévérance d’une tisseuse, dans l’habileté d’un sculpteur et dans l’audace d’un entrepreneur qui décide de produire sur sa propre terre », a-t-il soutenu.

Pour Serge Poda, l’artisanat ne doit plus être considéré uniquement comme l’héritage de notre passé. D’où le choix du thème de cette 18ᵉ édition : « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? »
Cette édition du SIAO enregistre la participation des pays étrangers, notamment le Ghana, pays invité d’honneur, ainsi que les républiques du Mali et du Niger, pays invités spéciaux.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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