
L’ONG WaterAid a tenue ce jeudi 26 mars 2026, un atelier de bilan et de capitalisation à Dapélogo, dans la province du Bassitenga, région de l’Oubritenga. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet de « Renforcement de l’accès à des services EAH inclusifs et résilients au climat pour améliorer le bien-être des populations vulnérables dans la province de Bassitenga au Burkina Faso ». L’objectif de cet atelier est de dresser un bilan global de la mise en œuvre du projet et de capitaliser les expériences acquises, en vue d’assurer la durabilité des acquis et d’améliorer la conception des futures interventions. Il réunit les différentes parties prenantes impliquées dans l’exécution du projet.
Financé par Latter-Day Saint Charities Australia, le projet a été mis en œuvre sur une période de douze mois, d’avril 2025 à mars 2026. Il visait à garantir un accès durable, inclusif et résilient aux services d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène au profit des populations vulnérables, notamment les personnes déplacées internes, les femmes et les enfants.
L’intervention a couvert les communes de Dapélogo et d’Ourgou-Manega, dans la province du Bassitenga, touchant 25 établissements scolaires ainsi que leurs communautés. Au total, 13 500 personnes ont bénéficié d’un meilleur accès aux services WASH, tandis que 64 000 personnes ont été sensibilisées à l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène. Le projet a également contribué au renforcement de la gouvernance locale et de la cohésion sociale dans les zones d’intervention, en favorisant l’implication des acteurs communautaires et institutionnels.
Mis en œuvre en partenariat avec l’association les Mains unies du Sahel, le projet a enregistré des résultats jugés satisfaisants. À travers cet atelier, les organisateurs entendent documenter les bonnes pratiques, identifier les défis et formuler des recommandations pour une meilleure efficacité des futures initiatives en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène au Burkina Faso.
Le représentant du directeur pays de WaterAid au Burkina Faso, Hermann Kambou, dit être satisfait de la réalisation du projet. Selon lui, toutes les activités prévues ont pu être réalisées malgré les quelques difficultés rencontrées au début sur le terrain notamment le contexte hydrogéologique difficile dans les deux communes d’intervention. « Ce projet, déployé dans 25 établissements scolaires et au sein des communautés de Dapélogo et de Ourgou-Manéga, a poursuivi avec rigueur l’ambition de renforcer l’accès à des services EAH durables, inclusifs et résilients face aux défis climatiques et humanitaires. Il a contribué à :
donner l’accès à l’eau potable et à des infrastructures d’assainissement adaptées par la construction et la réhabilitation de latrines, de forages, d’AEP, l’aménagement de jardins scolaires. Promouvoir l’hygiène par la sensibilisation, la formation, la dotation de matériels d’hygiène pour un changement durable des comportements, contribuer à renforcer la gouvernance locale autour de l’eau, l’assainissement et l’hygiène, renforcer la cohésion sociale dans un contexte marqué par la mobilité des populations du fait de la situation sécuritaire. Ces résultats sont le fruit d’un travail collectif, patient et déterminé, porté par les services techniques, les communes, les partenaires au développement, l’association les Mains unies du Sahel et les communautés elles-mêmes. Chaque réussite, petite ou grande, est l’expression d’un engagement partagé et d’une volonté commune de transformer des vies », a indiqué M.Kambou.
D’après lui, pour pérenniser les acquis du projet les capacités des conseils des écoles ont été renforcées, des comités de gestion ont été mis en place au niveau des communautés. Aussi l’atelier du jour va permettre de trouver d’autres mécanismes durables pour la gestion des infrastructures. « L’enjeu de ce jour dépasse la simple clôture d’un projet. Il s’agit de capitaliser les expériences, d’identifier ce qui a fonctionné, ce qui doit être amélioré, et de définir des mécanismes durables pour la gestion et l’entretien des infrastructures. C’est en analysant honnêtement notre parcours que nous pourrons concevoir des interventions plus pertinentes et résilientes. L’accès à l’eau et à l’assainissement transforme des quotidiens : il réduit les maladies, améliore la fréquentation scolaire, protège la dignité des femmes et des filles, et renforce la résilience des familles face aux chocs climatiques », a-t-il souligné.
Le représentant du directeur pays a réaffirmé l’engagement de WaterAid à demeurer un partenaire disponible, engagé et à l’écoute des priorités nationales et locales. « Nous sommes convaincus qu’un accès équitable à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement est un pilier essentiel pour la santé publique, la dignité, la stabilité sociale et le développement humain. L’accès à l’eau potable est un droit fondamental de l’homme. Notre responsabilité collective est de faire en sorte que ce droit devienne réalité pour toutes et tous dans le Bassitenga », a-t-il terminé.
Le Haut-commissaire de la province du Bassitenga, Saïdou Guigma a notifié que le projet a contribué de manière significative à améliorer l’accès à des services WASH durables, à renforcer les pratiques d’hygiène au sein des communautés et à consolider la gouvernance locale et la cohésion sociale. Le premier responsable de la province a reconnu que les résultats obtenus sont le fruit d’un travail collectif, associant les autorités locales, les services techniques, les leaders communautaires, les populations bénéficiaires et les partenaires WaterAid et l’association les Mains unies du Sahel. Il a d’ailleurs terminé en leur exprimant toute sa gratitude.
Les échanges de cette rencontre ont permis de capitaliser des bonnes pratiques, notamment la prise en compte des observations des acteurs, le renforcement de la concertation, l’intégration d’actions “soft” pour garantir la durabilité, ainsi qu’un suivi technique rapproché des infrastructures. Les participants ont également recommandé d’accroître le nombre d’ouvrages dans d’autres écoles.
Abdoulaye Gansonré, personne déplacée interne, bénéficiaire, confie que grâce au projet il a désormais accès à de l’eau potabl. Chose qui était une corvée avant l’arrivée du projet. « Nous avons aujourd’hui un forage grâce au projet. Avant, nous parcourions environ 7 km pour avoir de l’eau. Nous sommes près de 1400 personnes déplacées internes autour d’un seul forage, mais sans ce projet, nous n’aurions même pas pu nous installer ici, car vivre sans eau est très difficile. »
Au nom du Directeur pays, le chargé de programme de WaterAid a annoncé des perspectives d’intervention dans les communes de Nagréogo et Zitenga.
Le Haut-Commissaire, Saidou Guigma, a salué l’initiative et plaidé pour la reproduction de ce modèle dans d’autres écoles de la province.
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Rama Diallo
Lefaso.net
Source: LeFaso.net



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