La fête a failli être gâchée par une bousculade. Que s’est-il vraiment passé ? En pareille circonstance, chacun y va de ses commentaires. Mais une chose est sûre, dans le contexte sécuritaire délétère, on a pensé au pire et on a vite fait de détaler sans savoir pourquoi.

« Je croyais que c’étaient les mauvaises personnes », nous a dit une vieille, qui après avoir pris la poudre d’escampette revenait sur le lieu du défilé. Les mauvaises personnes dans le contexte, vous savez certainement qui c’est. Les Djihadistes. Heureusement, le calme est revenu, et c’est avec humour qu’on se moquait de des fuyards.

A-t-il voulu aussi fuir ?

Dans la tribune officielle, sur le même alignement que le chef de l’Etat, une autorité et pas des moindres a semblé paniquer. Nous tairons son nom. Au moment de la bousculade, cette autorité s’est appuyée sur les deux bras de sa chaise.

Monsieur a voulu bien voir la scène et savoir ce qui se passait, ou a-t-il voulu prendre la tangente ? Difficile de le dire, en tout cas, il a regardé de gauche à droite et voyant que personne ne bougeait à côté de lui, il s’est rassit calmement.

Dadis en mode Faso Dafani


L’ancien Chef d’Etat de la Guinée a refait son apparition. Au Burkina Faso depuis plusieurs années, après l’accident qui a failli lui coûter la vie, le Capitaine Dadis Camara est en exil au Burkina Faso. Depuis l’insurrection populaire qui a vu partir son hôte d’alors, Blaise Compaoré, le capitaine guinéen se faisait de plus en plus rare.

Ce jour du défilé du 11 décembre à Kaya, l’éphémère président du Conseil national de la démocratie en Guinée, était aux côtés du chef de l’Etat, à l’extrême gauche. Paré dans un boubou Faso Danfani, en lunettes noires.

Ils ont mystifié


Parmi les défilants, deux unités ont le plus arraché les applaudissements du public. D’abord, l’Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie nationale. Commandée par le commandant Evrard Somda, cette unité a pris plus de 10 minutes pour défiler. Avec maestria, elle a exécuté des pas qui ont ravi le public silencieux et admiratif. Certains hommes de l’unité étaient enturbannés.

Ensuite, il y a le 25e régiment parachutiste commando. « Frapper comme la foudre, disparaitre comme le tonnerre », c’est le slogan de ses commandos qui en dit tout sur le mode opératoire.

Enfin le défilé motorisé de la gendarmerie nationale a séduit le public. Leur balle a été ouvert par une femme juchée à genoux sur sa grosse moto, et faisant le salut bouddhiste. Côtoyant le danger et avec une maitrise parfaite de leurs montures, ils ont simplement conquis l’assistance.

La communication, et les Koglweogo absents du défilé

Pour le défilé civil, les différents ministères étaient présents avec certains de leurs services. Mais, le ministère en charge de la communication n’a pas fait la parade. Un fait qui a retenu l’attention des hommes de médias, surpris de ne pas être représentés à la parade. Qu’est-ce qui a expliqué cette absence du département de Rémis Fulgance Dandjinou ?


Autre absence remarquée au défilé, les très controversés koglweogo, ces groupes d’auto défense. C’est au passage de leurs frères (ennemis ?), les dozos que certains se sont demandé où sont passés les hommes de Boukari Kaboré, le Lion.

Si les dozos ont défilé pour le compte du ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, avec l’union nationale des dozos et tradi-praticiens, on se demande au compte de quelle entité les ‘’gardiens de la brousse » auraient-ils défilé ? Le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure, ou la présidence du Faso, eux qui veulent être rattachés au palais de kosyam ?

La sécurité a assuré

Lors des grandes manifestions, les hommes de médias et les forces de défense et de sécurité ont des incompréhensions. Mais au défilé de Kaya, la sécurité a été courtoise, organisant les prises de vues des photographes en encombre. En plus sur l’aire du défilé, la sécurité était présente partout, rassurant le public.

Rassemblés par Tiga Cheick Sawadogo

Lefaso.net

Source: LeFaso.net