« Backbones nationaux : quelle stratégie pour leur exploitation optimale ? » C’est sous ce thème que se tient à Ouagadougou les 15 et 16 décembre 2016, une réunion de réflexion et d’échanges sur la gestion des backbones ou dorsales numériques à haut débit. L’idée est de Envol Afrique Technology, l’Ecole supérieure multinationale des Télécommunications (ESMT) de Dakar, et de Business intelligence & development support network (BIDS-Net).

La connectivité large bande, tout le monde en parle et les Etats africains se démènent pour l’avoir à travers la construction de backbones nationaux en fibre optique. Cette connectivité est perçue par les acteurs comme étant un facteur de développement économique et social car elle permettra le développement de l’internet à haut débit, la technologie mobile, certains services tels que l’e-learning, l’e- santé, le mobile money, etc.Toutefois, ceci ne sera possible que si ces backbones ainsi que les réseaux des opérateurs de télécommunications et fournisseurs d’accès internet sont exploités de façon rationnelle et optimale. C’est du moins l’avis d’Envol Afrique Technology au Mali, l’Ecole supérieure multinationale des télécommunications (ESMT) de Dakar et le cabinet Business Intelligence & Development Support Network (BIDS-Net) du Burkina Faso. Pour discuter de la gestion des backbones et des problèmes rencontrés par les acteurs, ces trois structures organisent les 15 et 16 décembre à Ouagadougou, une rencontre avec une vingtaine de participants venus du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire, du Mali, du Niger, de la Guinée et du Burkina.


« La mise en place d’un backbone demande beaucoup d’investissements mais le plus dur c’est comment l’exploiter et le rendre accessible aux populations. Imaginez un instant que vous voulez mettre en place une université virtuelle, ce serait intéressant si la fibre optique est un peu partout. Sans le haut débit, on ne peut pas mettre ce type d’université en place. Ou alors on peut le faire mais ce sera de mauvaise qualité », pense Gaston Zongo, promoteur du cabinet (BIDS-Net). Selon lui, cette réunion de Ouagadougou se veut un lieu d’échanges et de réflexions, mais aussi de partage d’expériences entre Etats.

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DIABY MAMY

A cet effet, les délégués du Mali, du Niger et de la Guinée ont fait l’état des lieux des projets Backbone dans leurs pays. Dans son exposé, par exemple, le directeur général adjoint de la Société de gestion et d’exploitation du Backbone national de Guinée (SOGEB), Diaby Mamy, a indiqué que le projet prévoit la construction de 4000 km de fibres optiques pour couvrir les 08 gouvernorats, les 33 préfectures et les 43 localités d’importance régionale. A l’en croire, le backbone sera mis à la disposition des opérateurs des réseaux (fixe, mobile, internet) et de tout autre utilisateur de services de communication tels que les institutions, les industries et les banques. Fin 2016, le pays compte livrer des tronçons qui représenteront 90% de la demande capacitaire du pays. Le coût de ce projet confié à Huawei Technology est évalué à 168 millions de dollars, selon Diaby Mamy.

Selon, Tahirou Ouattara, directeur de l’enseignement, de la formation et de la recherche de l’ESMT, des recommandations fortes seront formulées à l’issue de cette réunion pour accompagner les Etats qui pourront éventuellement convoquer une rencontre aux fins de discuter de l’opérationnalisation de ces recommandations.

Herman Frédéric Bassolé

Lefaso.net

Source: LeFaso.net