
La 18ᵉ édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou continue de mobiliser les acteurs institutionnels. Ce jeudi 5 novembre 2026, le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Seydou Tou, à la tête d’une délégation, a visité plusieurs espaces d’exposition du SIAO, notamment le pavillon de la créativité, ainsi que le stand de l’institution consulaire. Cette sortie a permis à la délégation de découvrir le savoir-faire des artisans burkinabè et africains, tout en réaffirmant l’engagement de l’institution consulaire à les accompagner dans la commercialisation de leurs productions et leur accès aux marchés.
Cette visite avait comme objectif, selon le directeur général, d’encourager l’administration du SIAO et le comité d’organisation, mais également d’aller à la rencontre des artisans afin d’apprécier leurs réalisations. Le directeur général a rappelé la contribution de la CCI-BF à l’organisation de cet événement majeur, placé sous la tutelle du ministère en charge de l’Industrie.
« Il était de notre devoir de venir non seulement encourager l’administration du SIAO, qui est le métronome de cette organisation sous le leadership de notre ministère de tutelle, mais aussi faire le tour des stands pour découvrir les merveilles, les talents et la créativité dont font preuve les artisans de notre pays en particulier et ceux de l’ensemble des pays africains qui participent à cet événement important, qui magnifie l’artisanat africain », a-t-il expliqué.
Au cours de la visite, le pavillon de la créativité a particulièrement retenu l’attention de la délégation. Cet espace, qui rassemble des œuvres originales et des créations artistiques diverses, a permis aux visiteurs de mesurer l’ingéniosité des artisans africains. Le directeur général a salué la qualité des réalisations exposées, qu’il considère comme une illustration du potentiel créatif du continent.
« Nous avons découvert des œuvres magnifiques qui donnent vraiment envie de rester dans la dynamique du consommer africain. Nous pensons que les œuvres que nous avons vues reflètent réellement l’esprit de créativité qui anime les artisans africains », a-t-il déclaré.
La délégation a également parcouru d’autres pavillons où elle a découvert des productions qui sortent de l’ordinaire. Pour le directeur général, ces réalisations démontrent que les artisans africains disposent d’un savoir-faire capable de contribuer à la recherche de solutions endogènes aux défis de développement. Il estime que l’artisanat occupe une place stratégique dans le développement économique des pays africains et mérite, à ce titre, une attention particulière.
La commercialisation, un autre défi pour les artisans
Au-delà de la reconnaissance du talent et de la créativité des artisans, le directeur général de la CCI-BF, Seydou Tou, a mis l’accent sur la nécessité de leur offrir un accompagnement adapté pour mieux valoriser leurs productions. En effet, si la transformation de la matière première constitue une étape essentielle du processus de fabrication, la commercialisation demeure indispensable pour permettre aux artisans de tirer profit de leurs efforts.
« L’artisan transforme la matière, mais lorsqu’il a fini de la transformer, il faut commercialiser le fruit de son effort. Il entre alors dans un domaine qui relève des prérogatives de la Chambre de commerce et d’industrie. C’est pourquoi nous pensons que les artisans, même lorsqu’ils fabriquent leurs produits manuellement, ont besoin de l’accompagnement de la Chambre de commerce pour pouvoir effectivement commercialiser leurs œuvres, développer des stratégies commerciales et bénéficier de formations pour améliorer leurs capacités », a-t-il souligné.
Dans cette dynamique, l’institution consulaire entend mettre son expertise à la disposition des artisans à travers plusieurs formes d’accompagnement. Il s’agit notamment de la formation, du renforcement des capacités, de l’élaboration de stratégies commerciales et de l’appui à l’accès aux marchés internationaux. L’objectif est de leur permettre de mieux structurer leurs activités, d’accroître la visibilité de leurs produits et d’améliorer leur rentabilité.
« Nous sommes là justement pour dire aux artisans que la Chambre de commerce est à leur disposition pour les accompagner sous toutes les formes, notamment à travers la formation, l’élaboration de stratégies commerciales et même en examinant comment les accompagner à l’international pour davantage rentabiliser leurs activités », a assuré le directeur général.
La CCI-BF, un acteur au service du développement du secteur privé
En rappel, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) est une institution consulaire publique chargée de représenter et de défendre les intérêts des opérateurs économiques. Elle accompagne les entreprises et les acteurs du secteur privé dans le développement de leurs activités, notamment à travers l’information économique, la formation, le renforcement des capacités, la promotion des investissements et la facilitation des échanges commerciaux. À travers ses différentes missions, elle contribue à la structuration et à la compétitivité du tissu économique national.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Source: LeFaso.net


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